Marie, dissipons quelques malentendus

Conférence à deux voix (P. Watine, F. Verspeeten)
donnée à Valenciennes le 13 mai 2008
à l’occasion du millénaire de Notre-Dame du Saint Cordon

 

Texte résumé de Pascale Watine
théologienne catholique

 

Texte résumé de Frédéric Verspeeten
théologien protestant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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Marie, dissipons quelques malentendus

Résumé de la conférence à 2 voix, à partir de leurs textes

Pascale Watine, théologienne catholique
cliquer ici pour consulter le texte complet

1 Un peu d’histoire

Marie n’a été pour rien dans la rupture des Églises au XVIème siècle. Marie n’a pas été la cause de la séparation, mais elle en est devenue la victime. Il faut savoir que la doctrine mariale des temps de la Réforme était très proche de celle des catholiques. Luther a d’ailleurs écrit un très beau commentaire sur le Magnificat. Des écrits réformés témoignent également d’une grande vénération à Marie, il suffit de lire le traité intitulé: « De l’honneur qui doit être rendue à la sainte Vierge Marie », publié en 1633, pour en être convaincu. Donc la Réforme protestante au XVIe siècle n’a pas d’abord été hostile à Marie. Elle a surtout été hostile aux indulgences et aux abus du clergé, d’où au départ, son désir de réformer l’Église

2 Un peu d’histoire

C’est seulement à partir du XVIIIe siècle que les protestants se sont raidis vis-à-vis de Marie, suite à des développements de la mariologie. Il y a eu tellement d’abus, d’excès de dévotions mariales chez les catholiques que les protestants avaient beaucoup de mal à nous entendre parler de Marie. Nous pouvons dire que nous, catholiques, nous avons une part de responsabilité dans ce rejet, parfois épidermique, que l’on peut rencontrer chez nos frères d’autres Églises.

3 Un peu d’histoire

Depuis le Moyen-Âge, certaines pratiques étaient devenues déviantes et finalement faisaient tort à l’image de Marie. Pour donner un exemple, certains parlaient de Marie comme de la quatrième personne de la Trinité. On faisait de Marie un intermédiaire entre Dieu et les hommes, et le Christ était en quelque sorte relégué, oublié. Les protestants ont eu raison de réagir. Il fallait sortir de cette impasse où la mariologie était parfois devenue de la mariolâtrie

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Entre membres d’une même confession, il peut y avoir des sensibilités mariales très diverses. Soit on a tendance à situer Marie très haut, et on la contemple surtout comme la Reine du ciel, soit on la regarde plutôt vers le bas, vers la terre, et on la voit davantage comme l’humble servante du Seigneur. Par rapport à ces tendances que l’on qualifie dans l’Église catholique de maximalisante d’un côté et de minimisante de l’autre, il est intéressant d’interroger les Écritures, non pas pour faire une étude exégétique des textes sur Marie, mais pour regarder ce que Marie nous dit d’elle-même. Que dit Marie à l’ange lors de l’annonciation : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ». Je suis la servante du Seigneur. Le mot grec, c’est le mot doulos qui signifie l’esclave. Marie se situe donc très bas. Mais par ailleurs d’aucun personnage biblique il avait été dit auparavant : « Désormais toutes les générations me diront bienheureuse » (Lc 1, 48). Marie ici se situe très haut. Alors peuvent naître des tensions, des oppositions, voire des allergies au sein d’une même tradition.

5 Qu’est-ce qui nous unit ?

Tous, catholiques, protestants, orthodoxes, anglicans, nous vénérons Marie, tous nous l’honorons comme la mère du Seigneur, la mère du sauveur. Les orthodoxes ont par exemple une très grande vénération à la Vierge.

6 Qu’est-ce qui nous unit ?

Pour tous, elle est le modèle de toute existence chrétienne, tout particulièrement dans le domaine de l’obéissance filiale et de la foi, l’espérance et la charité. Marie nous apparaît comme modèle de tous les croyants, elle qui fut la première en chemin, étant devenue elle-même disciple du Christ.

7 Qu’est-ce qui nous unit ?

Marie se situe donc toute entière du côté des hommes. C’est ce que toutes les confessions chrétiennes affirment. Marie est une créature humaine, une femme de l’humanité. Elle n’est donc pas une divinité. Toute mariolatrie est donc à exclure. Marie avait la foi de son peuple, elle vivait l’attente et l’espérance messianiques. Marie se situe donc du côté de l’humanité, et comme chacun d’entre nous, Marie a besoin d’être rachetée, sauvée.

8 Qu’est-ce qui nous unit ?

Nous confessons ensemble la virginité et la maternité divine de Marie. Dans le second article du symbole des apôtres, nous disons : « nous croyons en Jésus-Christ, qui a été conçu du Saint-Esprit et qui est né de la Vierge Marie ». Dans celui de Nicée-Constantinople (381), nous disons : « par le Saint-Esprit, il a pris chair de la Vierge Marie et il s’est fait homme ». Ce credo est commun à toutes les Églises puisque toutes les Églises chrétiennes reçoivent les conciles de l’Église des premiers siècles.

9 Qu’est-ce qui nous unit ?

Nous confessons ensemble la virginité et la maternité divine de Marie. Dans le second article du symbole des apôtres, nous disons : « nous croyons en Jésus-Christ, qui a été conçu du Saint-Esprit et qui est né de la Vierge Marie ». Dans celui de Nicée-Constantinople (381), nous disons : « par le Saint-Esprit, il a pris chair de la Vierge Marie et il s’est fait homme ». Ce credo est commun à toutes les Églises puisque toutes les Églises chrétiennes reçoivent les conciles de l’Église des premiers siècles.

10 Quelles sont les questions qui fâchent et font difficulté ?

Tout d’abord, l’invocation de Marie. Nos frères protestants, qui refusent ainsi toute intercession de Marie et des saints nous rappelle ainsi que Marie nous montre son fils, elle le présente au monde parce qu’il est le chemin, la vérité et la vie. C’est vers lui que doit se fixer notre regard.

11 Quelles sont les questions qui fâchent et font difficulté ?

Le deuxième point concerne la coopération de Marie au salut. Nous, catholiques, nous affirmons que Marie a coopéré au salut. Les Églises issues de la Réforme n’aiment pas beaucoup ce mot de coopération, par crainte que l’on donne à Marie une place presque aussi importante que celle de Jésus dans le salut. Et c’est justement cela qui fait vraiment problème, c’est quand nous parlons de Marie comme co-rédemptrice. Et ils ont raison de se fâcher. Or l’Église catholique, le 31 octobre 1999, a clairement affirmé avec les luthériens : « Seul Jésus-Christ nous sauve ». Ce qui ne contredit en rien que Marie ait coopéré au salut comme instrument de Dieu.

12 Quelles sont les questions qui fâchent et font difficulté ?

Un autre terme qui fâche, c’est le terme « médiatrice » appliqué à Marie. Nous savons bien qu’il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes. Les protestants ont raison de nous rappeler ce dogme de l’unique médiation du Christ qui est aussi le nôtre.

13 Quelles sont les questions qui fâchent et font difficulté ?

Viennent ensuite les deux dogmes mariaux : le dogme de l’Immaculée conception, promulgué en 1854 par Pie IX et celui de l’Assomption en 1950 par Pie XII. Insuffisamment fondés sur les Écritures, et de ce fait, ils apparaissent inacceptables. Nous catholiques, que disons-nous ? Soit nous soulignons que le corps de Jésus n’aurait pu naître d’une chair marquée par le péché, soit nous comprenons l’immaculée Conception comme la marque d’une sainteté qui est accordée à Marie de façon toute gratuite, faisant d’elle une femme comblée de grâce (Lc 12, 28). Quant au dogme de l’Assomption, Marie élevée en corps et en âme à la gloire céleste, il est à comprendre comme le parfait exemple de cette réalité de la résurrection déjà à l’œuvre. Ces deux dogmes nous les considérons comme des privilèges de la mère de Dieu (theotokos) qui a bénéficié, par anticipation, de la grâce rédemptrice du Christ et de la grâce prévenante de Dieu. Dieu donne à Marie dès sa conception la grâce qui sera donnée à l’humanité par la Croix et la Résurrection de son Fils (à considérer non comme des additions au donné révélé, mais comme un déploiement, un approfondissement du donné révélé).

14 Le Concile de Vatican II, qu’apporte-t-il?

Les Pères étaient partagés sur la question. Finalement, c’est la discrétion vis-à-vis de Marie qui l’emporta. Le véritable enjeu pour les Pères conciliaires, c’était l’équilibre de la foi.  Pour le concile qui se voulait essentiellement pastoral, le besoin d’un rééquilibre dans ce domaine était devenu nécessaire car, pour beaucoup de catholiques, Marie était mise sur le même pied que le Christ, parfois elle semblait même compter davantage que son Fils. Avec ce  rééquilibrage Marie n’était donc pas située au-dessus de l’Église, mais au sein du peuple de Dieu, à l’intérieur de l’Église. Au Concile la tendance « minimalisante » l’emporta donc, de justesse, sur la tendance « maximalisante ».

15 Le Concile de Vatican II, qu’apporte-t-il?

Pour les Pères, le respect le plus fondamental et l’hommage le plus grand qui pouvait être rendu à Marie, c’était de nuancer certaines affirmations concernant Marie et de les resituer face au mystère du Christ. C’était pour eux le plus grand honneur que l’on pouvait lui faire, c’était aussi la resituer à sa juste place. L’expression de «médiatrice » apparaîtra quand même une fois, à la suite d’une succession de titres qui indiquent que cette médiation est à comprendre dans le sens d’une intercession. Le rôle de Marie dans l’incarnation et la rédemption est présenté comme celui d’une « associée    généreuse » et d’une humble servante du Seigneur » (LG 61) à qui la grâce de Dieu a permis de « coopérer » au salut. Le concile reprend cette citation de St Irénée : « par son obéissance, Marie est devenue, pour elle-même et pour le monde, cause du salut » (LG 56). Le concile réclame que le culte à la Vierge Marie soit avant tout centré sur le Christ et qu’il rende gloire à Dieu.

16 Le Concile de Vatican II, qu’apporte-t-il?

Depuis le Concile on est passé d’une théologie de Marie-reine à une théologie de Marie-servante. Mais on voit réapparaître dans certains milieux des orientations mariales d’avant Vatican II.

17 Quarante ans après le concile : Où en est-on aujourd’hui entre Églises dans nos compréhensions de Marie ?

Position du Groupe des Dombes (non officiel) ; Côté protestant, il demande que l’adhésion à ces deux dogmes ne soient pas une condition préalable à l’entrée dans la pleine communion ecclésiale des deux Églises. Quant aux catholiques, ils demanderaient alors aux protestants de respecter le contenu de ces deux dogmes et de ne pas les juger comme contraire à l’évangile et à la foi. Le groupe des Dombes considère que ce qui est dogme de foi pour les uns peut être considéré par les autres comme theologoumenon, c.à.d. comme une opinion théologique légitime, et donc non séparatrice d’Église.

18 Quarante ans après le concile : Où en est-on aujourd’hui entre Églises dans nos compréhensions de Marie ?

Marie qui n’a jamais cherché à attirer l’attention sur elle, qui s’est toujours effacée devant son Fils. Car c’est le sauveur que Marie veut nous montrer, c’est le Seigneur qu’elle nous invite à contempler et à suivre. C’est là sa mission essentielle. Le nouveau centre œcuménique marial à Nazareth n’a pas d’autre vocation.

 

 

 

 

 

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Marie, dissipons quelques malentendus

Résumé de la conférence à 2 voix, à partir de leurs textes

Frédéric Verspeeten, théologien protestant
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1. Les Réformateurs

Pour Luther, Marie est un personnage important de la longue chaîne des témoins de la révélation. Mais il ne faut pas lui conférer autre chose que ce que l’Ecriture lui concède, ou plutôt lui reconnaît.

Marie, personnage important des Evangiles, est du côté des sauvés et non du Sauveur.

2 Les Réformateurs

Calvin tout ce qu’il faut attribuer à Marie est le rôle de l’Esprit Saint. Calvin considère que l’on en fait trop lorsque l’on veut absolument prouver ou enseigner de manière unilatérale la virginité perpétuelle ou la pureté exceptionnelle de Marie. Il se méfie de l’appellation du titre de mère de Dieu. Mère de Jésus de Nazareth, le Christ, certes ; et c’est ainsi qu’il faut entendre mère de Dieu. Car Dieu n’a en vérité ni père ni mère, mais il est lui-même l’origine de Tout.

3 La quête des Ecritures

Si l’on regarde maintenant les Ecritures, il est évident que le témoignage néotestamentaire en faveur d’une mariologie gourmande est faible. L’Evangile de Marc n’en dit pas un mot. L’Evangile de Jean parle de l’incarnation du logos et renonce à tout récit maternel. Marie y apparaît deux fois, à Cana et au pied de la croix.

Matthieu et Luc nous livrent des récits de l’enfance et de la naissance de Jésus plus détaillés. Surtout Luc. Mais les deux histoires sont différentes. Dans l’Evangile de Matthieu c’est Joseph qui est le personnage central de la révélation. C’est à lui que l’on dit que Marie porte un enfant qu’il faut accueillir. Pour Luc il en va autrement. C’est Marie qui est au centre. C’est dans cet Evangile que l’on nous dit qu’une faveur (grâce) lui a été faite (Luc 1, 28). Elle est graciée (c’est-à-dire objet de la faveur de Dieu), élue pour un destin particulier. Ce qui est beau ici c’est cette attestation de la grâce. Elle en bénéficie. Elle ne la possède pas. Il n’y a pas de Marie pleine de grâces au pluriel, mais Marie graciée, touchée par l’unique grâce de Dieu. Elle en bénéficie. Cette Marie des Evangiles n’est pas la « Sainte Vierge » que continuera la tradition ultérieure, ni Notre Dame.

Les textes bibliques sont sobres. Et aujourd’hui il y a un consensus pour le reconnaître. Certes Luc nous livre un texte magnifique : « Le Magnificat », mais dans ce texte même l’Evangile s’en tient à l’essentiel : elle est graciée, bénie, justifiée. Comme tous les mortels elle est appelée au Salut. Luc ne fait aucune place à une immaculée conception … !

Les épîtres de Paul ne font aucune place à Marie

4 Les évangiles apocryphes

Ce sont les Evangiles apocryphes qui vont satisfaire dans les premiers siècles le besoin de merveilleux pour expliquer l’incarnation. Ils sont eux prolixes, bavards, et ils exagèrent. La discrétion respectueuse des Evangiles canoniques est ici piétinée et c’est dans ces textes que l’on va trouver sans subtilité les allusions sur l’immaculée conception et sur l’assomption, sans oublier la virginité perpétuelle !

5 La question de la théologie mariale :

1er niveau d’exagération souligné par les protestants du Groupe de Dombes.

Pour les protestants, il a été surprenant d’entendre lors du Jubilé 2000, que le grand pénitencier proposait aux fidèles parmi les œuvres à accomplir pour obtenir l’indulgence du Jubilé … des pèlerinages avec invocation à la vierge, et des visites aux basiliques de la Nativité à Bethléem ou de l’Annonciation à Nazareth … !

6 La question de la théologie mariale :

2ème  niveau d’exagération souligné par les protestants du Groupe de Dombes.

Il se situe dans la proclamation des dogmes de l’immaculée conception (1854) et de l’assomption (1950). Mais ces deux dogmes ne posent pas seulement question au protestantisme. Ce sont des dogmes catholiques romains.

7 La question de la théologie mariale :

3ème niveaux d’exagération souligné par les protestants du Groupe de Dombes.

Il se situe peut-être, non dans l’art chrétien, mais dans le commerce de la piété populaire avec des représentations en plâtre ou en plastique des petites médailles bénites avec les images de type sulpicien. L’invocation à Marie rend les protestants mal à l’aise ; c’est pour eux une difficulté majeure

8 Marie, modèle des croyants

Marie est pour le protestant le modèle à imiter lorsqu’elle désigne le Christ et dans l’itinéraire de la vie chrétienne, la parfaite image de l’Eglise servante, qui s’engage dans la charité et la solidarité sociale. Marie, dans le Magnificat, sait dire à Dieu quel est son bonheur. Elle est capable de Lui dire : qu’il me soit fait selon ta parole. Je voudrais que chacun puisse en dire autant. Son OUI à Dieu est une parole de confiance ! Marie enfante Jésus. Elle va apprendre à discerner la divinité dans notre humanité. Marie restera humble et modeste. ! Elle est des pauvres de YHWH ! Elle est ouvrière de la nouvelle alliance qui rend notamment aux femmes la place qu’on leur a refusée.

9 Chemins protestants

Jésus, né de Marie, a vécu la condition humaine et est venu annoncer le pardon de Dieu

10

Marie, sa mère selon la chair, n’est pas une figure centrale de la foi ni de l’Ecriture, mais cette figure n’est pas insignifiante. Elle propose un itinéraire de foi et de confiance à tous les humbles

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Le Nouveau Testament ne dit et ne sait rien de la naissance de Marie, ni de sa mort. Ce que l’on peut en dire au-delà demeure légendaire. Et n’a de valeur que si cela préfigure ce qui arrivera à tous les croyants (entrée dans le Royaume de Dieu, regard de Dieu qui nous voit pur sans mérite et qui confère sans grâce, qui nous accueille en son Royaume)

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La vocation de Marie est unique. Elle est bénie entre toutes les femmes, déclare l’Evangile selon Luc (1, 42). Son fils se révèlera par l’œuvre de Dieu être le témoin, le fils éternel, le révélateur de l’alliance de grâce

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Marie se révèle disponible à Dieu, obéissante. Elle est image de notre vocation. Chaque membre de l’Eglise doit pouvoir se laisser toucher par la Parole de Dieu !

14

Elle participe à l’opération de salut de Dieu pour sauver le monde. Car Dieu ne veut pas le salut des hommes sans qu’ils ne se sentent concernés. Mais elle ne confère pas la grâce.

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Les Réformateurs n’ont pas combattu « bille en tête » la proclamation du titre de Théotokos (mère de Dieu). Il ne s’agissait pas d’un dogme mais d’une proclamation, d’une présentation de l’œuvre de Marie. Marie est mère de Christ en tant qu’homme (nature humaine), mais il a été engendré par Dieu. Il est fils de Dieu

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Par ailleurs le culte marial se heurte à une difficulté majeure : le Christ ne le suscite pas, ne l’encourage pas, ne l’organise pas

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Marie nous apprend la foi, l’humilité, l’espérance. Elle nous montre le Christ. Toute adjonction ne fait pas partie du dépôt apostolique.

Marie occupe toutefois une place particulière dans la grande famille et nuée de témoins